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17.11.2009

Appel à témoin

 

La tristesse des familles de policiers suicidés, immolés, ça ne fait pas parler! Pourquoi ?

 

je dénonce


Moi sœur de flic sous"devoir de réserve" je dénonce les petits Laval de l'institution "police française".



Ce site est créé pour vous qui êtes bâillonnés, pour vous qui tenez à témoigner, pour vous familles qui souffrez.



Laissez votre témoignage.

 

Morgane A

 

 

Commentaires

copie d'un courrier adressé aux politiques :

"...
Je reviens vers vous, pour je pense la dernière fois, afin de vous exprimer ce que je nomme un ras le bol et que le médecin de l’administration considère comme de la souffrance.

J’ai été en arrêt maladie pour dépression du 27 juillet au 24 septembre 2009. Depuis je n’ai pas repris le travail car le médecin inspecteur général du SGAP de ............. considère que mon « état de souffrance » est incompatible avec le port d’une arme de service. Je suis un policier désarmé, et ce dans tous les sens du terme.

Ce médecin m’a fait part de son action à faire remonter l’information et un rapport me concernant a été rédigé par mon officier pour la direction zonale des CRS … Encore une lettre morte ?

Ayant été considéré, contre mon gré, inapte au service sur la voie publique ou dans le cadre des missions de protection qui incombent à ma compagnie, ma hiérarchie a décidé de me mettre au vert dans ma famille en Bretagne. Il s’avère que j’avais une cinquantaine de jours de récupération à prendre.

N’acceptant pas cet état végétatif, j’ai demandé à travailler dans les bureaux ou les services où il n’est pas nécessaire de porter une arme mais pour des raisons de statistique plus que pour le bien être du personnel, on me met sur la touche, au placard : je reste inactif.

Il a été demandé pas une certaine hiérarchie de faire baisser le nombre de RC (jours de récupération) de la compagnie, étant « malade », j’aide à cette baisse pour le plus grand bonheur de cette raison professionnelle plus que sociale.

Il y a à l’heure actuelle au sein de ma compagnie un autre cas avéré de dépressif désarmé. J’ai connaissance d’autres collègues sur le fil du rasoir. Mais « ce qui se passe à la compagnie, reste à la compagnie ».

Un livre récemment édité,..................., a interpellé ma famille qui me sachant pieds et poings liés par le « Devoir de réserve » est susceptible de contacter l’auteur de l’ouvrage et donc les médias afin de dénoncer ma situation et celles de nombreux autres collègues. Sachant que, à ma connaissance, depuis mi-octobre 2009, il y a eu au moins 4 suicides dans la « Grande Maison ». Je sens mes proches exaspérés par cette situation et m’en veux de leur occasionner des soucis dont ils auraient pu être dispensés. Me voir depuis fin juin sans activité n’est pas pour les rassurer.

Je considère que cet état dépressif est la résultante exclusive de l’action administrative mafieuse de la police « Française » et de ma hiérarchie.

Je me souviens d’un ministre des finances, il y quelques années qui disait vouloir gérer la France en « bon père de famille » ….. Aujourd’hui je me sens enfant maltraité.

..."

Écrit par : Morgane A | 17.11.2009

moi, ex flic...
je sais ce que cela est.
Je suis devenu hypnothérapeute diplômé et je souhaite vivement que mes anciens collègues de l'exagone viennent me voir en consultation pour sortir de l'ornière sans médication annihilant les barrière de la personnalité.
Bien à vous
Dimitri

Écrit par : dimitri | 17.11.2009

Cher Dimitri,

Je vous remercie de votre témoignage, néanmoins, je tiens à signaler que ce blog n'a aucune vocation publicitaire ou commerciale.

Ceci est un appel à tous afin que le voile soit levé, que les voix s'élèvent pour dénoncer des mises au placard, des pratiques mafieuses au sein de l'institution police française et toutes autres injustices que le « devoir de réserve » ne permet pas de mettre au grand jour.

Morgane, sœur de Flic bâillonné

Écrit par : Morgane A | 17.11.2009

Bonsoir,
Loin de moi l'idée de faire de la pub (vous pouvez effacer les commentaires
en allant dans la partie administration du blog) ; mais lorsque j'étais
délégué syndicale j'aurai bien aimé faire plus que ce qui était fait...
envoyez moi un mail hypnobulan@gmail.com si vous voulez converser cela sera
plus simple et effacez ce mail
Cordialement

Écrit par : dimitri | 17.11.2009

Bonsoir Dimitri,

En tant qu'ex de la grande maison, voulant faire plus pour des collègues en souffrance, je vous invite à faire suivre cet Appel, tous les témoignages de faits concrets et vérifiables sont les bienvenus.

Bien à vous
Morgane A

Écrit par : Morgane A | 17.11.2009

SUICIDE D UN CRS EN CORSE LE 17 NOVEMBRE 2009


Un brigadier major de la compagnie républicaine de sécurité (CRS), âgé de 48 ans, s'est donné la mort avec son arme de service à la caserne d'Aspretto à Ajaccio, en Corse-du-Sud.

Ce sont ses collègues qui l'ont retrouvé sur le parking de la délégation régionale de la CRS où ce père de famille de quatre enfants était en fonction depuis plus de trois ans.

Le CRS s'était tiré une balle dans la tête.

Écrit par : Morgane A | 18.11.2009

TRACT DU SYNDICAT ALLIANCE POLICE NATIONALE DU 17/06/2009

On voit que les données sont à jours !


Miroir Social
Deux tiers des suicides de policiers ne sont pas liés au travail
Ce sont des causes privées qui expliquent 33 des 47 suicides de policiers en 2007 selon le rapport du comité d’hygiène et de sécurité présenté le 14 avril. Des enquêtes internes ou pénal sont en cours pour déterminer d’éventuelles causes professionnelles pour les autres cas. Le syndicat Alliance, affilié à la CFE-CGC concède « que quelques drames ont eu lieu dans un cadre professionnel particulier. » La volonté est bien là de ne pas généraliser le lien entre les suicides et les situations professionnelles. Des chiffres qui selon Alliance rectifient « la vérité après la campagne mensongère de début d’année. » Alliance demande une augmentation du nombre de psychologues qui sont déjà au nombre de 56 et le développement des groupes de parole et de la prévention du suicide. L’UNSA de son côté demande aussi une augmentation des personnels médicaux et sociaux mais aussi une « augmentation des budgets des commissions sociales départementales d’action sociale comprenant un volet d’aide financière complémentaire et non remboursable. » L’UNSA rapporte que l’administration propose un audit sur le contexte du métier les risques associés, une meilleure détection de la vulnérabilité par la hiérarchie et enfin la mise en place d’un comité de vigilance départemental.
Le 17 juin 2009

Écrit par : Anonyme | 18.11.2009

SUICIDE D'UNE FEMME POLICIER

10/02/2009


Une femme policier s'est suicidée lundi soir dans la commissariat du XVe arrondissement à Paris, a-t-on appris de source policière confirmant une information de RTL.

Agée de 23 ans, elle a utilisé son arme de service pour mettre fin à ses jours peu avant 22h00. Après avoir entendu une détonation, l'un de ses collègues qui se trouvait dans le vestiaire a tenté de la secourir. Prise en charge dans un état désespéré, elle a été transportée à l'hôpital de la Pitié-Salptérière où elle est décédée vers minuit.

Rentrée dans la police en mai 2008, cette stagiaire rentrait d'un congé maladie pour dépression.

Si même les jeunes policiers s'y mettent ??????

Écrit par : Anonyme | 18.11.2009

Post vu en Une
25/10/2009

LIMOUSIN :UN POLICIER S'IMMOLE PAR LE FEU


Samedi après-midi, un policier de 51 ans s'est immolé par le feu dans le jardin de sa résidence secondaire à La Meyze, en Haute-Vienne, selon Le Parisien.

Dépressif, ce policier se trouvait en arrêt maladie depuis mai 2008.

Selon sa hiérarchie, ce père de famille souffrait de «problèmes personnels».

Une affaire qui fait suite à un autre suicide, en juillet, d'un policier en poste à Limoges.

Le Parisien précise que, dans le Limousin, sept policiers enquêteurs en poste dans le département de Corrèze ont déposé un arrêt maladie il y a une semaine.

De son côté, face au malaise des policiers, Pascal Cayla, du syndicat Alliance, déplore l'absence de psychologue dans cette région.

Écrit par : Anonyme | 18.11.2009

CRS, 36 ANS, UN SUICIDE DE PLUS LE 22 OCTOBRE 2009

François Tissandier, 36 ans, Gardien de la Paix à la CRS 48 a mis fin à ses jours avec son arme de service ce 22 octobre. Il laisse 2 enfants, une famille et des collègues désemparés. Comme il ne travaillait pas à France Télécom, il n'a eu droit qu'à quelques lignes dans la presse locale. Ne l'oubliez pas, n'oubliez pa...s ceux dont le métier est de nous assurer une vie tranquile, souvent au détriment de la leur.

http://twitter.com/_SCG/status/5085114858

Écrit par : Morgane A | 18.11.2009

Morgane

Bonjour, c'est Paul M. de premières lignes, vous m'avez laissé un message.
Contrairement à ce que vous pensez, je ne me désintéresse pas du tout de cette histoire.
Envoyez mo! un mail à pmoreira777@yahoo.fr qu'on en discute.

Écrit par : paul M. | 19.11.2009

Bénédicte,

Merci d'être notre porte-parole, à nous familles de "réservés de devoirs".

Morgane A

..."Parler des suicides dans la police, sortir de la conspiration du silence, ce que tous les flics réclament à corps et à cris, ce n’est pas assez non plus. Un temps de visibilité, quelques lignes dans la presse pour faire le jeu médiatique, ça défoule, ça ne console même pas, et ça s’arrête là"...

Bénédicte Desforges
Flic : Chroniques de la police ordinaire (Broché)

http://police.etc.over-blog.net/article-suicides-dans-la-police-un-plan-de-reduction-des-effectifs--39612207.html

Écrit par : Morgane A | 19.11.2009

Bonjour Paul M,

Msg envoyé ce jour à votre intention.

Bien à vous

Morgane A

Écrit par : Morgane A | 19.11.2009

Laon Commissariat : on a frôlé le drame


Faudra-t-il arriver au pire ?


Complètement prostré, en pleurs, voici comment les policiers du commissariat ont retrouvé leur camarade jeudi matin.
Jeudi matin, un policier laonnois a été désarmé avant qu'il ne commette l'irréparable. Malaise profond.

DANS toutes les entreprises, vous avez le collègue jovial, qui a toujours le mot pour détendre. Jeudi matin, c'est cet homme que Jacky Blondeau, un des chefs de service du commissariat de Laon, a retrouvé prostré dans un petit bureau, en pleurs, son arme de service à ses pieds, dans un sac. « Si je n'avais pas été prévenu, il serait allé au bout, vu l'état dans lequel je l'ai récupéré, glisse Jacky Blondeau, un des anciens de la maison et délégué syndical unité police. Je l'ai emmené aux urgences. Là, j'ai pu discuter avec son épouse et me conforter dans le fait que le problème ne venait que de son travail et non de sa vie familiale, qui est épanouie. »
« Un gros problème d'effectifs »
Suite à cela, le délégué a rencontré le directeur départemental de la sécurité publique dans l'Aisne, Benoît Desferet. Son grand chef. Une rencontre qui a débouché sur un constat du n° 1 des policiers : « Vous noircissez le tableau… » Une réponse qui a le chic pour révolter Régis Parquet, lui aussi délégué du même syndicat et un des 50 flics de terrain à Laon (pour 30 000 habitants…) : « Je préfère noircir le tableau que fleurir une tombe ! Une des réponses à ce malaise, a été de dire : mettez les gens en repos. En clair, de rajouter une couche de travail sur ceux qui vont être présents. De plus, il est dans l'air de « départementaliser » les tâches qui nous prennent du temps, comme les gardes hôpital ou préfecture. » Une solution qui ne satisfait pas le duo syndical, sauf sur un point :
« Si l'on déplace des hommes pour Laon, c'est reconnaître qu'il y a un gros problème en effectif chez nous. Problème qui va se déplacer aux autres commissariats du département où des services vont être amputés d'un ou plusieurs hommes. » L'autre piste pour tenter d'endiguer ce malaise, qui a conduit trois hommes à être arrêté pour dépression, est selon le DDSP, de consulter la psychologue.
« Là aussi, il y a un souci. On traite les conséquences du problème, mais pas ses causes. Aujourd'hui, nous sommes moins de 50 policiers à pouvoir aller sur le terrain pour la circonscription de Laon (Laon + Chambry + Athies), soit un policier pour 6 000 habitants ! Nous ne passons que 25 % de notre temps de présence en extérieur, pour résoudre les situations de notre cœur de métier. » Hier, les deux délégués ne souhaitaient qu'une chose : enfin rencontrer l'autorité préfectorale.
Du côté de la direction, le problème est connu. « Nous avons en ce moment des charges supplémentaires qui provoquent une situation extraordinaire, glisse le DDSP, je travaille sur une solution départementale pour toutes les gardes et charges du même type. »


"L Union" article du 21 novembre 2009

Stéphane MASSÉ

Écrit par : Sancho Passa | 24.11.2009

Bonjour Morgane A.,

je suis journaliste à France 3. Pouvez vous me contacter par mail, peggy.mauger@francetv.fr ?

Merci d'avance

Écrit par : Peggy M. | 26.09.2011

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